Reforest’Action a publié « Notre Avenir S’appelle Forêt », un rapport qui analyse de façon transversale les enjeux et défis écologiques, économiques et sociaux de la forêt française au XXIe siècle.

Les dérèglements environnementaux menacent la forêt

Premier puits de carbone terrestre, principal foyer de biodiversité métropolitain, et secteur riche de 440 000 emplois, la forêt française va être affectée au cours du siècle par divers dérèglements environnementaux parmi lesquels on recense : la hausse des sécheresses et l’aggravation de leur intensité moyenne, l’extension du risque incendie à la France entière, la possible hausse des tempêtes et de leurs dommages en Europe de l’ouest. 20% des forêts françaises sont touchées chaque année par des aléas abiotiques (incendies, sécheresses…) et biotiques (insectes ravageurs, champignons pathogènes…), ces seuls derniers entraînent une perte annuelle de l’ordre de 2 milliards d’euros, soit plus que la valeur marchande du bois commercialisé en 2014. Combinée à la hausse des températures, l’augmentation exponentielle en cours des insectes exotiques en Europe, menace la santé de nos forêts et leur capacité à fournir durablement des services écosystémiques tels que le stockage de CO2, la production de bois ou encore les visites récréatives en forêt qu’on dénombre à plus d’un milliard chaque année.

La diversité forestière est indispensable

Face aux menaces que font peser les dérèglements environnementaux sur la forêt française au XXIe siècle, le rapport révèle que la diversité forestière, au sens de la diversité des essences d’arbres peuplant une forêt, s’avère une indispensable alliée. Les forêts mélangées présentent ainsi de nombreux atouts par rapport aux forêts composées d’une seule essence. Elles sont généralement plus résistantes à la sécheresse et aux tempêtes. Elles sont plus résistantes aux attaques d’insectes. Elles affichent une meilleure production de services écosystémiques, tels que le stockage de CO2 utile à la lutte contre le changement climatique, ou la production de bois, essentielle pour la filière et la transition énergétique. Elles réduisent le risque de dommages économiques issus d’aléas biotiques et abiotiques. Elles répondent aux attentes sociales grandissantes et contribuent à réduire le risque de développement de certaines maladies et les dépenses de santé publique.

« Fort de cette analyse holistique inédite des enjeux forestiers du XXIe siècle et convaincu des bénéfices avérés de la diversité forestière, Reforest’Action innove en proposant dans ce rapport la mise en œuvre d’un Socle Commun de Multifonctionnalité »

Stéphane Hallaire

Président-fondateur, Reforest’Action

Véritable liste de bonnes pratiques du (re)boisement en temps de changements climatiques, le Socle Commun de Multifonctionnalité est applicable par tout acteur du (re)boisement en France au niveau de la parcelle forestière. Sa mise en œuvre à échelle nationale, contribuera à renforcer à long terme la santé et les usages socio-économique d’une forêt métropolitaine multifonctionnelle. Ce rapport de 96 pages est le fruit d’une revue de 150 sources scientifiques et autres publications spécialisées, et relu par un comité d’experts de l’INRA, de France Nature Environnement, de la Fédération Nationale du Bois et de Fransylva notamment.

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